Un tiers du pipeline continental
Avec 45 984 chambres réparties dans 185 établissements en cours de développement, l’Egypte concentre à elle seule plus d’un tiers du pipeline hôtelier africain. Ce volume est plus de quatre fois supérieur à celui du marché suivant sur le continent.
Cette concentration d’activité exceptionnelle s’explique par une stratégie gouvernementale résolument ambitieuse : l’objectif affiché est d’atteindre 30 millions de visiteurs internationaux par an d’ici 2030.
La ruée vers la mer Rouge
Au-delà du Caire, qui demeure un pôle d’attraction majeur pour le tourisme d’affaires et culturel, ce sont surtout les côtes de la mer Rouge qui concentrent l’essentiel des nouveaux projets.
Sharm El Sheikh compte ainsi neuf projets en pipeline, avec une taille moyenne de 539 chambres par établissement, la plus élevée du top 10 continental des destinations de resorts.
Marsa Alam, de son côté, compte quatorze resorts en cours de construction, dont plus de la moitié doivent ouvrir d’ici l’an prochain.
Ain Sokhna ajoute quinze projets supplémentaires au pipeline, tandis que la côte méditerranéenne, autour d’Alexandrie, commence, elle aussi, à attirer une activité de développement significative.
Un rythme d’exécution hors norme
Plus de la moitié des chambres prévues sont déjà en chantier actif, un rythme d’exécution que les analystes du secteur qualifient d’exceptionnel à l’échelle continentale. La région d’Afrique du Nord affiche d’ailleurs un taux de construction active avoisinant 55 %, contre environ 40 % à l’échelle mondiale.
Le Maroc, également porté par son statut de co-hôte de la Coupe du monde 2030, connaît une trajectoire similaire, avec près de 65 % de son propre pipeline déjà en construction.
Ensemble, L’Egypte et le Maroc illustrent une nouvelle étape du tourisme nord-africain : celle où l’ambition politique se traduit directement en béton, en emplois et en capacité d’accueil.
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